Dentisterie

Il est maintenant bien rentré dans les mœurs que le cheval peut souffrir de la cavité buccale, que ce soit spontanément, en mangeant par exemple, mais aussi lorsqu'il a un mors dans la bouche.

La douleur dentaire provient du fait que des récepteurs nerveux de la pulpe dentaire sont stimulés. Cette pulpe est entourée par la partie dure de la dent constituée d'émail et de dentine. Elle constitue en quelque sorte la partie vivante de la dent et elle est en relation avec le reste du corps grâce à un orifice à l'extrémité de la ou des racines par lesquels communiquent des nerfs et des vaisseaux sanguins. Ceci permet la nutrition de la dent et la transmission des stimuli nerveux. La différence par rapport à l'homme est que cette pulpe dentaire est très active chez le cheval car elle continue à produire de la dentine, donc une des parties dures de la dent pour compenser l'usure normale de la table de mastication. Ainsi une brèche dans la dent exposant la cavité pulpaire (suite de carie, dent cassée) peut se combler et, si la pulpe reste fonctionnelle, la dent continue à vivre et la douleur disparaît. Dans certains cas cependant la pulpe est atteinte et la dent ne va se manifester que bien plus tard avec un abcès périapical nécessitant des soins lourds. Un examen attentif sous sédation est donc nécessaire pour détecter certaines pathologies peu visibles qui risquent de dégénérer plus tard.

«La croyance selon laquelle les dents du cheval ne sont pas innervées est fausse»

Les dents du cheval sont donc innervées et elles sont ainsi « équipées » pour être à l'origine de sensations, voire de douleurs. La croyance selon laquelle les dents du cheval ne sont pas innervées est fausse. La possibilité de douleur d'origine strictement dentaire existe donc mais en pratique ce n'est pas celle qui se manifeste le plus souvent. Alors que la rage de dent est la pathologie buccale douloureuse sûrement la plus fréquente chez l'homme, on observe plutôt chez le cheval au travail des gênes ou des douleurs plutôt liées aux interactions entre les dents et la muqueuse buccale qui est richement innervée et très sensible (il suffit de se souvenir de ce que cela fait lorsqu'on se mord la langue ou la joue...). Et c'est l'embouchure qui peut être responsable de la plupart des réactions du cheval.


La mâchoire supérieure du cheval est plus large que la mâchoire inférieure. Donc, quand le cheval mastique, il y a des parties de dents qui ne se touchent pas...Les dents des chevaux poussent en continu, les parties qui ne seront pas usées vont créer des surdents.....Ils peut exister d'autres pathologies comme les pointes d'émail !.....

Pourquoi optimiser la mastication ?

  1. les surdents, pointes d'émail et dominances vont bloquer le mouvement de la mastication de votre cheval, il ne pourra pas broyer les aliments comme il faut et ne profitera pas comme il faut de ses rations, il faudra l'augmenter !!!.... il pourra faire des bourrages, des coliques......
  2. lorsque vous le monterez, cela va lui piquer la bouche et les blessures occasionnelles vont faire qu'il va se défendre contre votre main.... Il faut donc, FAVORISER le contact avec le mors pour éviter des gênes douloureuses.
  3. OPTIMISEZ LE CONFORT EN BOUCHE

En effet, la sédation est un acte vétérinaire, mais elle n'est pas toujours nécessaire.....On essaie de voir d'abord comment votre cheval se comporte, s'il est sur la défensive avant d'effectuer les soins.... Car envisager une sédation, en soi, n'est pas anodin et peut entraîner des complications chez l'animal....

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